L’église de Ste Colombe

Présentation | Oeuvres d’art

L’Eglise de Ste Colombe

Ce monument est très intéressant au point de vue architectural malgré ou à cause des multiples transformations au cours des huit siècles de son histoire.

L’Edifice primitif étant constitué d’un vaisseau principal flanqué d’un collatéral du côté Nord.

Les arcades de la nef et du choeur sont portées par des piles carrées d’un intérêt notable et d’un type très rare, cantonnées aux angles de colonnettes à chapiteaux qui annonçaient la fin de l’art Roman.

En 1774, on prolongea la nef d’une travée, où se trouvent les fonds baptismaux actuellement. On refit le mur collatéral; c’est à cette époque également que toute la grande nef fut couverte d’une voûte sur croisée d’ogives.

Le clocher tel qu’il se présente actuellement a été construit en hors d’oeuvre en 1554 comme en témoigne le blason extérieur. » de Pierre Heuzey « Le rez de chaussée, aménagé en chapelle comporte côté ouest, un large enfeu qui aurait abrité jusqu’à la Révolution, les douze apôtres; une seule des ces statues aurait résisté, celle du « St Pierre « placée actuellement à l’extérieur au-dessus du portail. C’est dans cette chapelle que les célèbres statues découvertes en1993 ont retrouvé leur place. Les ogives de la voûte à trou de cloches central retombent dans les angles sur des culots sculptés : Chevalier, jeune homme, cheval, vieillard. Le linteau de la piscine, mais également celui de la porte de l’escalier du clocher sont ornés d’une accolade et surmontés du blason des Heuzey « d’azur à la botte ou hauziau de sable éperonnée d’or « .

La chapelle jouxtant celle décrite plus haut fut construite également au XVIe siècle, elle comporte une voûte dont les ogives reposent sur des culs de lampe au symbole des quatre évangelistes : lion et aigle côté Nord, ange et bouf côté sud, elle communique avec le chour par deux arcades, la colonne centrale cylindrique est sans chapiteau.

La construction de la chapelle décidée en 1568 a été retardée par le conflit entre Robert Lebourgeois, possesseur du fief de Gruchy, Pierre Heuzey, Curé de Gréville et les promoteurs Jacques Dumoncel, beau-frère de Gilles de Gouberville et sa femme.

De l’autre côté du chour, une chapelle en abside à trois pans orientée vers le nord est venue s’ouvrir dans la dernière travée du collatéral au cours du XVIIe siècle. Cette chapelle est dénommée « Chapelle St Jacques du Val Ferrand ».

Face à la chapelle du clocher et créant avec elle un faux transept, une chapelle sans caractère a été réalisée probablement vers la deuxième moitié du XVIIIe siècle.

Sur le mur Gouttereau entre les deux chapelles nord des arcatures du XIIIe siècle sont peintes à Fresque.

Telle qu’elle se présente actuellement, cette église n’a changé par rapport à ce qu’elle était lorsqu’elle fut immortalisée par Millet qui reçu le baptême sur ses fonds Baptismaux le 5 Octobre 1814 et qui pendant les années de son adolescence remplissait les fonctions de Thuriféraire alors que son père était maître chantre au lutrin.

Edifice du XIIe siècle, cette église n’est plus de pur style roman. D’importants éléments du bâtiment original ont disparu mais elle apparaît bien comme un signal : Dressé à l’extrême limite des Terres, grignoté, usé par le temps, la mer, le vent riche d’histoire et de beauté.

Les Peintures murales du XIIIè siècle

Les peintures murales conservées dans l’église se situent dans l’actuel bas-côté nord du sanctuaire. Elles s’étendent sur une longueur de 2,18m sur le mur gouttereau.

La tombe de Jean Fleury

Dans le cimetière, une tombe se remarque pour le poème gravé sur la stèle, c’est là que repose Jean Fleury.

Jean Fleury est né en 1816 à Vasteville. Il fut rédacteur en chef au journal de Cherbourg de 1837 à 1841. Après quelques livres sur Cherbourg et ses environs, il monta à Paris et en 1857 il partit en Russie et enseigna à St Petersbourg la littérature française, l’histoire et la géographie. Il y resta 37 années et y écrivit l’essentiel de son oeuvre.

Jean Fleury est décédé en 1894 à Gréville. Sur le registre d’état civil il est inscrit :  » Fleury Jean, François, Bonaventure âgé de 78 ans et demi, né à Vasteville, domicilié en Russie à St Petersbourg, résidant momentanément à Gréville chez son épouse Léger Alexandrine, hameau Gruchy, (…) est décédé en la maison de son épouse… « .

Oeuvres d’art

Yves-Marie BONNISSENT
Sources : Abbé Jean LE BAS, Marcel LELEGARD, divers témoignages oraux.